
Canicule en Europe : le nucléaire vacille, le solaire encaisse le choc
Selon une étude d'Ember portant sur l'Espagne, la France, la Hongrie et l'Italie entre le 13 juin et le 25 juillet, la consommation électrique grimpe nettement les jours de canicule : +14 % en France le 27 juin par rapport à la semaine de référence plus fraîche, +28 % en Italie le 18 juillet. Les pics de demande instantanée ont augmenté de 9 % en France et jusqu'à 17 % en Hongrie. Dans le même temps, la chaleur a fragilisé la production : jusqu'à 29 GW de capacités nucléaires françaises étaient indisponibles le 12 juillet, soit environ 43 % du parc national, et les lignes électriques aériennes perdent en capacité de transport quand la température grimpe. Le solaire, en forte hausse, a contribué à absorber le choc.
Analyse systémique C'est une boucle de rétroaction qui touche le capital industriel : la pollution persistante qu'est le réchauffement vient fragiliser les capacités de production existantes, au moment même où la demande de refroidissement les sollicite le plus. Le solaire, moins vulnérable à la chaleur, absorbe une partie du choc. Découvrir la modélisation World3 →










